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Histoire du lieu

Eaux courantes

Le nom Coureilles viendrait de l’expression « eaux courantes ». Il ferait référence à une source d’eau douce qui alimentait autrefois les marais situés autour du domaine, dans ce qui est appelé aujourd’hui le quartier des Minimes.

Un nom simple, mais profondément lié à la géographie et à l’histoire du lieu.

Les traces de cette source subsistent encore aujourd’hui au travers du lac de la Sole.

7 siècles,
3 successions

Depuis le XVe siècle, Coureilles n’a connu que très peu de propriétaires, fait assez rare pour un domaine de cette taille. Les premières traces du lieu remontent aux familles Azay et Girard, avant qu’il ne soit transmis à Hubles Pastoureau, seigneur de Coureilles et maire de La Rochelle en 1473.

En 1710, Coureilles est vendu à la famille Léger de Lagrange, puis en 1813 à la famille Oltramare, qui le conservera jusqu’à 2023.

Derniers grands propriétaires historiques du lieu, les Oltramare ont profondément marqué l’histoire de Coureilles et contribué à transmettre le domaine tel qu’il nous est parvenu aujourd’hui.

1627 – COUREILLES pendant le siège

En 1627, Coureilles se retrouve au coeur d’un épisode majeur de l’histoire de La Rochelle : le siège de la ville par les troupes de Louis XIII et du cardinal Richelieu.

La pointe de Coureilles devient alors un poste d’observation idéal pour surveiller la mer et l’entrée du port. Le duc d’Angoulême y installe son quartier général tandis que les troupes participent à la construction de la digue destinée à bloquer l’approvisionnement de la ville par les navires protestants.

Pendant plusieurs mois, Coureilles est ainsi profondément marqué par la présence militaire et par le siège.

Une ferme aux portes de la ville

Pendant plusieurs siècles, et jusque dans les années 1970, Coureilles reste avant tout une ferme, à l’écart de l’urbanisation.

À quelques kilomètres seulement du centre de La Rochelle, le domaine est entouré de marais, de prairies et de terres agricoles.

Après y avoir longtemps produit du vin, Coureilles vit surtout de l’élevage de vaches laitières et des cultures de foin et de céréales. La vie s’organise au rythme des saisons et du travail de la terre.

Jusqu’au XXe siècle, le domaine reste ainsi presque isolé du reste de la ville.

Le marais perdu

Avant l’aménagement moderne du quartier, toute la zone des Minimes était constituée d’un vaste paysage de marais et d’eau.

Le marais perdu s’étendait jusqu’à Coureilles et formait une barrière naturelle entre la ville et la pointe.

Difficile mettre en valeur, la ville utilisera pendant de nombreuses années la partie Est de cet espace comme décharge en déversant poubelles et déchets urbains dans ce qu’on appelait « le Bourrier »

L’urbanisation

Pendant longtemps, Coureilles reste à l’écart de l’expansion de La Rochelle.

C’est dans les années 1970 que la construction du port des Minimes et du quartier universitaire transforme profondément le paysage.

Une grande partie des terres agricoles du domaine est alors expropriée pour permettre l’aménagement du quartier. Le coeur historique du site, lui, est protégé grâce son classement comme site pittoresque de Charente-Maritime.

Coureilles reste ainsi un îlot de nature et de patrimoine au milieu de la ville.

Un nouveau chapitre

Aujourd’hui, Coureilles ouvre une nouvelle page de son histoire. Après des siècles d’activité agricole, le domaine renaît comme un lieu de vie ouvert, hybride et vivant. Le projet vise à redonner vie à ce site tout en respectant son histoire et son bâti.

Pensé comme une place de village à taille humaine, Coureilles accueillera un restaurant, un café, des événements, des hébergements, des jardins et des espaces ouverts sur la nature. Un endroit pour se retrouver, partager et continuer à écrire, ensemble, l’histoire de Coureilles.